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Exposition du Collectif 212

Amina Benbouchta, Hassan Echair, Safâa Erruas, Imad Mansour

19.09. - 24.10.2008

dans le cadre de la 3ème édition de la Nuit des Galeries

Collectif 212 : un indicatif-clin d'œil pour une initiative originale, qui fédère les talents des artistes contemporains au Maroc aux formes d'expression bousculant les frontières. Toiles, photos, installations, vidéo et autres explorations créatrices, ils invitent ainsi réunis à la rencontre d'univers quis'interpellent et    se répondent, s'inventent d'autres sens à tisser, sources d'une nouvelle émotion riche de sa diversité. Après avoir soutenu la genèse du Collectif 212 en 2005 Le Cube présente les œuvres récentes d’Amina Benbouchta, Hassan Echair, Safaa Erruas et Imad Mansour.

 

Un grain de sel dans la mer 

artiste en résidence Nicole Schatt

05.06. - 27.06.2008

 
 
 
 

Le Cube – independent art room accueille l’artiste suisse Nicole Schatt avec  son exposition « Ein Salzkorn im Meer / Un grain de sel dans la mer ». Un événement rendu possible grâce à l’étroit partenariat unissant pour l’occasion l’Ambassade de Suisse, avec le soutien du Fonds culturel des entreprises suisses au Maroc.
Les œuvres appelées « Streifenbilder » ou tableaux bandes sont de petites toiles sur lesquelles figurent des motifs tirés de photos privées et d’images trouvées dans des journaux, transposés en peinture.
Ces tableaux placés côte à côte deviennent ainsi l’archive d’événements personnels et mondains, une archive représentant une vision subjective du monde, de dimension non seulement personnelle mais aussi collective.
Les images de provenances diverses représentent des souvenirs ; elles tissent des relations entre elles et développent de nouvelles histoires, pouvant être interprétées individuellement.
Ce travail de Nicole Schatt est un projet qui évolue d’une façon continue et illimitée. Pour l’instant, il est composé de 250 tableaux (huile sur toile) de 6 cm de haut et de différentes longueurs.

L’installation vidéo de l’artiste, également présentée à la galerie « Le Cube », traite de la fusion du moi avec le monde.

Nicole Schatt, née en 1972 à Zurich, en Suisse, vit et travaille depuis 1998 à Vienne, en Autriche.

 

Peepholes / Virtual Biology

Malika Sqalli

10.04. - 30.04.2008

 
 
 
 
 
 

Artiste aux origines croisées entre le Maroc et l'Autriche, installée aujourd'hui à Londres, Malika Sqalli jongle entre photo, animations et poésie pour explorer le corps, champ infini de ses investigations.

Peepholes
 "Réalisée en 2006, Peepholes est une fresque animée dans laquelle je traite de la relation entre l'observateur et l'observé, le regard et la vitre qui s'interpose. Le corps saisi en gros plan y devient un outil, un matériau de création extrêmement malléable et toutefois limité par son cadre organique, cerclé à l'intérieur d'une cellule.
Furtivement entrevues comme à travers un judas, ces images volées posent également la question du voyeurisme, volontaire ou plus inconscient, à une époque où la représentation du corps dans les media ouvre un débat complexe."

Virtual biology
"Cette série de photos date de 1999 et reflète ma fascination d'alors pour la science, la biologie et les cellules du corps en particulier. C'était pour moi une sorte de monde magique et plein de vie que j'ai tenté ici de recréer.
Travaillées dans des teintes saturées, ces compositions à l'esthétique peaufinée, abstraites au premier regard, sont en fait porteuses d'une interrogation omniprésente sur la vérité de ce que l'on voit. La réalité une fois déformée peut passer pour vraie, le grand paraître infiniment petit. Aucune direction n'est cependant donnée pour orienter le regard, il s'agit au contraire d'une invitation à chacun d'y projeter sa vision, comme une réponse à la fois unique et universelle au Qu'est-ce que c'est ? : Qu'est-ce que tu vois ?"

 

auf/رسم

artiste en résidence Katrin Ströbel

14.02. - 21.03.2008

 
 
 
 
 
 
 

Avec l’exposition auf/رسم (auf/zeichnen), Katrin Ströbel présente les dessins et les vidéos qu’elle a réalisés pendant son séjour de trois mois au Maroc.
A travers ses travaux, l’artiste nous conduit dans des dédales de signes et les labyrinthes sémiotiques qui nous entourent au quotidien.
Elle montre et remet en question les conventions de la vue, du déchiffrement et de l’orientation – des conditions qui se manifestent d’autant plus que l’on se plonge dans une autre civilisation - une civilisation qui, naturellement, a ses propres codes visuels et verbaux.
Quelle signification auront les dessins et les signes dans un nouveau contexte ? Seront-ils lus et compris différemment ? Y a-t-il un langage universel des signes, compris au-delà des limites culturelles?
Peut-on communiquer avec des images, là où le langage verbal touche à ses limites ?
Katrin Ströbel a abordé cette question lors de son séjour à Rabat. Dans ses dessins et vidéos, l’artiste démontre des clichés de l’art européen et arabe et les soumet à ses considérations critiques.
Le dialogue continu qu’elle a mené avec des artistes marocains sur les différentes idées et les divers codes d’art est documenté dans le livre « Marokkanische Gespräche / Entretiens marocains ». Les dessins de Katrin Ströbel accompagnant le texte, reflètent, comme une traduction visuelle, ces conversations entre les artistes. 

 

Cèl lula – Hommage au Maroc

artiste en résidence Josep Ginestar

17.01.2008 - 00.00.0

 
 
 
 
 
 

Hommage au plus grand mystique de l´Islam Cheik El Akbar (ou Ibn el Ârabi), « Cèl·lula - Hommage au Maroc » marque la première rencontre entre l’artiste catalan Josep Ginestar et le public rbati. Un événement rendu possible grâce à l’étroit partenariat unissant pour l’occasion l’Instituto Cervantès et Le Cube.
L’installation que révèle Josep Ginestar s’articule autour d’un texte évoquant le monde ici-bas non comme un péché mais comme une voie d’accès à Dieu.
« Ce monde n’est pas mauvais. Au contraire, c’est le champ de l’Au-delà : ce que tu cultives ici, tu le récolteras là-bas. Le monde est le chemin vers le bonheur éternel, et en cela il est bon, digne d’être aimé et loué.
Ce qui est mal, c’est ta façon de te servir du monde lorsque tu deviens aveugle à la vérité, entièrement consumé par tes désirs, tes appétits et ton ambition humaine. »
Ecrit avec de la terre, le texte est entouré de cuillères, souvenir du premier voyage de l’artiste à Marrakech. « C´était le Ramadan, alors je prenais chaque jour la harira avec ces cuillères. Comme dans une communion qui nous réunissait tous, nous avions le sentiment de faire le même geste que des milliers et milliers d’autres gens. Comment oublier tous ces gens-là courant, à pied, en bicyclettes, vélomoteurs ou voitures, pour prendre leur soupe avec cette cuillère ? Avec un peu de tous ces souvenirs, de ce vécu, j’ai bâti cette pièce, une réflexion sur l´amour du monde … »

Autour de l’installation centrale de l’exposition, Josep Ginestar nous présente également des tableaux de petit format en pan d´or et poudre brûlée.

 
FE