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BINATNA / about traces à la Galerie 127

Carolle Benitah, Käthe Hager von Strobele, Jamila Lamrani, Edith Payer, Leila Sadel, Nicole Schatt

28.11. - 14.12.2013

BINATNA / about traces à Galerie 127 Marrakech, Leila Sadel, Beside memories, 2013
BINATNA / about traces à Galerie 127 Marrakech, Leila Sadel, Beside memories, 2013
Nicole Schatt, Max et d'autres oiseaux migrateurs, 2013 (détail) et Leila Sadel, Beside memories, 2013 (détail)
Nicole Schatt, Max et d'autres oiseaux migrateurs, 2013 (détail) et Leila Sadel, Beside memories, 2013 (détail)
Carolle Benitah, Viennoiseries, 2013 (détail)
Carolle Benitah, Viennoiseries, 2013 (détail)
Käthe Hager von Strobele, Hidden Orders, 2013 (détail)
Käthe Hager von Strobele, Hidden Orders, 2013 (détail)
Edith Payer, collection d'un amateur, 2013 (détail)
Edith Payer, collection d'un amateur, 2013 (détail)
Vernissage, Jamila Lamrani, Memory box, 2013
Vernissage, Jamila Lamrani, Memory box, 2013
Vernissage de l'exposition, Marrakech, 2013
Vernissage de l'exposition, Marrakech, 2013


vernissage, jeudi 28 novembre 2013 à partir de 18h

BINATNA / about traces est presenté à la Galerie 127 à Marrakech.
Jusqu'au 14 décembre.

 

 

Flying lesson & Waiting

artist in residence Hani Zurob

09.11. - 05.12.2013

Waiting #11, Acrylique et pigments sur toile, 2013
Waiting #11, Acrylique et pigments sur toile, 2013
"Flying Lesson" & "Waiting" au Cube
"Flying Lesson" & "Waiting" au Cube
Vernissage de l'exposition
Vernissage de l'exposition
Yassine Balbzioui, Hani Zurob, M'barek Bouhchichi
Yassine Balbzioui, Hani Zurob, M'barek Bouhchichi


Vernissage, jeudi 14 novembre 2013 à partir de 18.30h

Né en 1976 au Camp de réfugiés de Rafah, Bande de Gaza, Palestine,
1999 B.A. Beaux-Arts de l'Université Al-Najah, Naplouse - Palestine
Vit et travaille à Paris.


"L'idée de ce projet est née quand mon fils Qodsi a commencé à apprendre à parler.
En 2009, en les déposant, sa mère et lui, à l'aéroport Charles De Gaulle, il m’interpelle avec une question : «Papa pourquoi tu ne viens pas avec nous à Jérusalem?", Ayant moi-même une carte d'identité de Gaza, il serait difficile pour mon fils de comprendre mon incapacité de ne jamais être en mesure de voyager avec eux.

Qoudsi, comme tous les autres enfants de son âge, est très sélectif sur le choix des jouets avec lesquels il veut jouer. Il les choisit inconsciemment pour exprimer ses pensées et ses préoccupations.
J’ai remarqué qu'il joue de plus en plus avec des jouets de transports, dans l’espoir que l’un d’entre eux pourrait nous réunir dans la maison de son grand-père à Jérusalem.
Il m’a fait plusieurs propositions, telle que prendre sa petite voiture, ou me mettre dans sa valise, ou encore, quand il a appris à faire du vélo, il voulait que je monte derrière lui. Mais, il a toujours eu une préférence pour l’avion, et lorsqu’il se trouve devant un manège, il cherche toujours l’avion pour monter dedans.
Sa recherche est sans répit, et après chaque voyage à Jérusalem, je sens qu’il est de plus en plus mature et que ses pensées deviennent plus développées.
Il vient toujours me voir avec de nouveaux jouets et de nouvelles solutions, et ses sélections changent avec le développement de sa pensée et sa croissance physique.

Grâce à l'utilisation de l'huile, la peinture acrylique et d'autres moyens, j'essaie de créer un univers composé de trois mondes: L’exil où vit l'artiste (le père), où apparaît un seul être humain le fils, représenté dans un espace surdimensionné par rapport à lui. Le deuxième monde concerne Qodsi lui-même, nous livrant ses sentiments à travers son monde et ses jouets intimes et son interaction avec eux. Le troisième monde est celui du pays (ou de la mémoire), représenté par des murs et des couches superposées comme une trace symbolique pour une vie complexe. Dans ce lieu où la réunion du père et du fils est quasi impossible. Dans cette composition de trois mondes, j’essaye de construire un monde virtuel supposé restaurer l’espace de notre rencontre.

Après chaque voyage et après chaque acquisition d’un nouveau jouet, Qodsi lui donne un nouveau rôle, avant de le déposer dans son armoire déjà remplie de moyens de transport. Avec chaque tableau nous essayons de retrouver notre monde. Qoudsi anticipe toujours notre voyage ensemble, et moi aussi jusqu'à ce qu'il puisse comprendre la réalité qui nous a été imposée par l’occupation, nous allons continuer à apprendre à voler et jouer le jeu de l'attente."

Hani Zurob, 2010
 

 

BINATNA / about traces

Carolle Benitah, Käthe Hager von Strobele, Jamila Lamrani, Edith Payer, Leila Sadel, Nicole Schatt

19.10. - 08.11.2013

 
Carolle Benitah, Viennoiseries, 2013 (détail)
Carolle Benitah, Viennoiseries, 2013 (détail)
Käthe Hager von Strobele, Hidden Orders, 2013 (détail)
Käthe Hager von Strobele, Hidden Orders, 2013 (détail)
Jamila Lamrani, Memory box, 2013 (détail)
Jamila Lamrani, Memory box, 2013 (détail)
Edith Payer, Collection d'un amateur, 2013 (détail)
Edith Payer, Collection d'un amateur, 2013 (détail)
Leila Sadel, Beside memories, 2013 (détail)
Leila Sadel, Beside memories, 2013 (détail)
Nicole Schatt, Max et d'autres oiseaux migrateurs, 2013 (détail)
Nicole Schatt, Max et d'autres oiseaux migrateurs, 2013 (détail)
Edith Payer, collection d'un amateur, 2013
Edith Payer, collection d'un amateur, 2013
Carolle Benitah, Viennoiseries, 2013 (détail)
Carolle Benitah, Viennoiseries, 2013 (détail)
Carolle Benitah, Viennoiseries, 2013 (détail)
Carolle Benitah, Viennoiseries, 2013 (détail)
Nicole Schatt, Max et d'autres oiseaux migrateurs, 2013 (détail)
Nicole Schatt, Max et d'autres oiseaux migrateurs, 2013 (détail)
Nicole Schatt, Max et d'autres oiseaux migrateurs, 2013 (détail) et Leila Sadel, Beside memories, 2013 (détail)
Nicole Schatt, Max et d'autres oiseaux migrateurs, 2013 (détail) et Leila Sadel, Beside memories, 2013 (détail)
Jamila Lamrani, Memory box, 2013 (détail)
Jamila Lamrani, Memory box, 2013 (détail)
Leila Sadel, Beside memories, 2013 (détail)
Leila Sadel, Beside memories, 2013 (détail)
Käthe Hager von Strobele, Hidden Orders, 2013 (détail)
Käthe Hager von Strobele, Hidden Orders, 2013 (détail)
Vernissage au Cube avec le Ministre de la Culture, Monsieur Sbihi
Vernissage au Cube avec le Ministre de la Culture, Monsieur Sbihi
Beaucoup de visiteurs...
Beaucoup de visiteurs...


vernissage lundi, 21 octobre 2013 à partir de 18.30h


                        "Dans le creux que laisse apparaître une empreinte, et par lequel
                         un mouvement dans le temps prend forme dans l’espace, on peut
                         voir que quelqu’un ou quelque chose est passé. La présence de la
                         trace témoigne de l’absence de ce qui l’a formée. Dans la visibilité de
                        la trace, ce qui l’a engendrée se dérobe à nous et demeure invisible.
"
                        (Sybille Krämer)
 

Après deux séjours de travail entre l'Autriche et le Maroc, les six artistes montreront des travaux inédits de leurs recherches des traces multiples. Une exposition entre photographie, installation et objets au Cube.

Ce projet a été réalisé avec le soutien de l'Ambassade d'Autriche à Rabat, le Ministère des Affaires Européennes et Internationales Autrichien, le Ministère de l'Enseignement, Art et Culture Autrichien, la Société des Relations Arabo-Autrichiennes à Vienne et le Ministère de la Culture du Royaume du Maroc.

Pour plus d'information téléchargez le "Dossier-Binatna":
www.dropbox.com/s/bpv73q7uf5770aa/BINATNA-dossier-aktuell-frc.pdf (version en français)
www.dropbox.com/s/hdo7gk1kvzfnkll/BINATNA-Dossier-aktuell-deutsch.pdf (version en allemand)

BINATNA / about traces sur 2M mag (à 26 minutes 26 secondes)
www.2m.ma/Programmes/Magazines/Culture/2M-mag/2M-mag-Lundi-18-Novembre

L'article par Yasmine Belmahi sur le projet sur: www.illionweb.com/binatazwischen-uns-creation-feminine-croisee/

Un témoignage par Leila Sadel sur Afriqueinvisu: www.afriqueinvisu.org/binatna,891.html

L'exposition intinerante sera présentée dans les lieux suivants:

Marrakech: Galerie 127, vernissage 28 novembre - 14 décembre
Fes: Galerie Mohamed Kacimi, 9 - 23 janvier 2014
Casablanca: Musée Fondation Abderrahman Slaoui, 4 - 18 février 2014

Vienne: printemps 2014

 

Texte d'Elisabeth Piskernik, curator du projet:

Binatna / about traces
 
La pratique discursive n'est pas seulement déterminée par les personnes concernées, elle découle aussi des lieux où elle est amorcée.
Se confronter à l'environnement local d'un autre pays, permet d'observer un recadrage et d'envisager de nouvelles perspectives. Le point de vue propre à l'artiste et à sa pratique se trouve inévitablement influencé ou même remis en question par les événements et les impressions rencontrées, et fait l'objet alors d'une réinterprétation pour être disposé à l'intérieur d'un nouveau cadre.
Ce n'est que par la rencontre avec l'autre, qui est toujours différent, et qui d'une certaine manière reste insaisissable, que la réflexion sur soi et son environnement peut se penser et entrer en contact avec les usages ancrés en chacun de nous.
L'anthropologue et philosophe Martin Buber a prononcé cette condition d’une manière frappante : «L'homme devient « Je » à travers le « Tu ».1

« Binatna », traduction et transcription phonétique de « entre nous » en arabe dialectal marocain, doit être compris comme un acte de rencontre, une tentative d'échange et de rapprochement, qui permet un travail créatif par la rencontre d'artistes de différentes origines. En même temps, « Binatna » dessine un écart, une distance, un soi-disant « espace intermédiaire » qui, selon le sociologue français Etienne Duval « est d’abord espace de séparation. Cette séparation est nécessaire pour permettre l’identification des acteurs et la dynamique de leurs relations. L’espace intermédiaire n’est rien. Il est “entre deux”. Mais ce qui est apparemment vide se présente comme espace de jeu, où tout redevient possible. S’il n’y avait, dans l’écriture, le blanc pour séparer les mots, la lecture et le déchiffrement du sens seraient impossibles. » 2

Dans ce champ de tension entre un changement de lieu et l'éloignement du contexte familier ainsi que la rencontre avec l'autre, six artistes du Maroc et de l'Autriche ont expérimenté cette altérité lors d'un séjour de travail. Le choix des artistes avec lesquels j'ai pu travailler ces dernières années dans divers projets artistiques, résulte d'un chevauchement thématique évident : en provenant de contextes différents, ces artistes partagent dans leur traitement et leur questionnement une vision similaire concernant l'éphémère de l'existence, la nature de la mémoire et de sa préservation, la contextualisation des fragments et traces laissés et mettent l’accent sur les priorités correspondantes.

Dans leurs recherches, à Vienne et à Rabat, les artistes ont tenté de capturer les lieux avec une « vue de l'extérieur » et de prélever des traces en tant que voyageur : le sous-titre « about traces » a été sciemment gardé en anglais, car cette langue, parlée par les six artistes, leur a permis de communiquer tout au long des étapes du projet.
Les traces témoignent de l'impermanence, elles sont la preuve d'une existence et d’un état passé, la manifestation de l’absence.

         « Dans le creux que laisse apparaître une empreinte, et par lequel un mouvement dans
         le temps prend forme dans l’espace, on peut voir que quelqu’un ou quelque chose est passé.
         La présence de la trace témoigne de l’absence de ce qui l’a formée. Dans la visibilité de la
         trace, ce qui l’a engendrée se dérobe à nous et demeure invisible
.» 3

Il faut les découvrir ces indicateurs de la finitude. Déceler, lire et interpréter. La lecture des traces signifie la reconstruction d'un récit, d'un événement qui en est à l'origine. Ce n'est que par ce procédé narratif que la trace révèle son importance et son ancrage local. Les sentiments et expériences subjectifs qui en découlent permettent ainsi de nombreuses interprétations qui peuvent mener à divers fils conducteurs dans le récit.

Comme Picasso a pu l'énoncer, l'art rend visible l'invisible. En ce sens les six artistes Carolle Benitah, Käthe Hager von Strobele, Jamila Lamrani, Edith Payer, Leila Sadel et Nicole Schatt se placent en tant qu'observatrices attentives de ces fines lignes souvent invisibles qui témoignent. Elles abordent le thème de la trace de différentes manières dans leurs démarches artistiques. Dans les entretiens réalisés pour ce catalogue, les artistes discutent de leurs impressions et des procédés mis en place pour la recherche et la collecte de traces dans leurs processus créatifs.

« Binatna / about traces » se définit comme un espace de discussion et d'échanges qui transpose au-delà des frontières un dénominateur commun entre artistes d’origines et de situations initiales éloignées.
En ce sens, le projet est présenté comme une exposition itinérante dans divers endroits au Maroc et en Autriche afin de donner la possibilité à un large public de suivre les traces trouvées et de créer ses propres interprétations.


Elisabeth Piskernik
Octobre 2013



1 Martin Buber, Schriften zur Philosophie, 1962, p.97
2 Etienne DUVAL, intervention effectuée en 1992 à l'occasion d'un colloque sur les séparations, organisé par le  FRIPSI à Echirolles.
3 Sybille Krämer : Qu’est-ce donc qu’une trace, et quelle est sa fonction épistémologique ? État des lieux.
Dans: Sybille Krämer/Werner Kogge/Gernot Grube (Hrsg.) : Spur. Spurenlesen als Orientierungstechnik und Wissenskunst. Frankfurt/Main. Suhrkamp, 2007, p. 14f.

 

à l'interface

artist in residency Katrin Ströbel

24.09. - 15.10.2013

Katrin Ströbel, à l'interface, 2013
Katrin Ströbel, à l'interface, 2013
Bled, 2013
Bled, 2013
L'autre coté, installation vidéo, 2013 (détail)
L'autre coté, installation vidéo, 2013 (détail)
L'autre coté, installation vidéo, 2013 (détail)
L'autre coté, installation vidéo, 2013 (détail)
L'autre coté, installation vidéo, 2013 (détail)
L'autre coté, installation vidéo, 2013 (détail)
L'autre coté, installation vidéo, 2013 (détail)
L'autre coté, installation vidéo, 2013 (détail)
L'autre coté, installation vidéo, 2013 (détail)
L'autre coté, installation vidéo, 2013 (détail)
Arabic short stories, 2013 (détail)
Arabic short stories, 2013 (détail)
Arabic short stories, 2013 (détail)
Arabic short stories, 2013 (détail)
Arabic short stories, 2013 (détail)
Arabic short stories, 2013 (détail)


Vernissage mardi 24 septembre 2013 à partir de 18.30h, jusqu'au 15 octobre


                 « ... that’s what I like about the idea of being a foreign agent, that
                 you have a perspective on cultures; you’re already foreign in your
                 own culture, but you remain foreign to the culture that’s your host. »

                 (Sylvère Lotringer)
 

 
Katrin Ströbel (1975, Allemagne) travaille souvent dans un état de "transit mental" étant régulièrement en situation d'interface entre deux pays, entre deux - ou plusieurs points de vue, cultures etc.
Pour l’artiste, qui a déjà travaillé à plusieurs reprises au Maroc et dans des pays subsahariens, le Maroc, ce pays interface est un vrai lieu de transit entre « l’orient et occident », entre l´Afrique et l´Europe.
 
Avec son projet, elle propose une approche autour du thème du déplacement comme relation vraie, profonde, fusionnelle et poétique au monde. Ströbel met en question sa propre culture (ou ses propres cultures), son langage visuel et verbal, la migration et l´injustice du droit de voyage. En outre elle s'intéresse aux clichées, à l´exotisme, au nomadisme.
 
Dans sa vidéo « Rivers of Babylon », réalisée en 2007 au Maroc, ainsi que dans sa nouvelle série « Arabic short stories » elle parle de  l´intérêt pour l´autre, des possibilités et limites de la communication et des brèches et malentendus culturels: un dialogue qui n´est jamais une évidence, mais toujours un effort.
 
L’installation vidéo « L’autre coté », composée de deux projections face à face dans deux espaces séparés, raconte les histoires de deux jeunes hommes qui construisent dans leur récit une image d’un pays inconnu ou éloigné.

Katrin Ströbel vit et travaille entre Nice et Stuttgart.



www.katrin-stroebel.de
 

 

open studio - work in progress

Mustapha Akrim

10.09. - 10.09.2013

work in progress, summer's lab 2013
work in progress, summer's lab 2013
work in progress, summer's lab 2013
work in progress, summer's lab 2013
work in progress, summer's lab 2013
work in progress, summer's lab 2013
work in progress, summer's lab 2013
work in progress, summer's lab 2013
work in progress, summer's lab 2013
work in progress, summer's lab 2013
work in progress, summer's lab 2013
work in progress, summer's lab 2013
work in progress, summer's lab 2013
work in progress, summer's lab 2013
Mustapha Akrim et Mohammed Laouli au Cube
Mustapha Akrim et Mohammed Laouli au Cube


présentation mardi, 10 septembre à partir de 18.30h



Dans le cadre du projet de création artistique expérimentale summer’ s lab
 2013 initié par Le Cube, l'artiste Mustapha Akrim a travaillé dans les locaux du
 Cube pendant l’été afin de réaliser un projet de recherche, d’expérimentation
et et de production.



Pendant la soirée il ouvre son atelier au Cube pour présenter des fragments préparatoires d’un travail inédit.

« Mon travail est une réflexion pratique artistique à une dimension critique et politique. Il propose un ensemble de créations qui portent un regard ironique sur les enjeux éducatifs.  C’est une recherche sur les supports éducatifs comme un moyen d'expression. » (Mustapha Akrim, 2013)

 

 

summer's lab 2013

Mustapha Akrim

10.08. - 31.08.2013

 
 
 
 


Le summer's lab 2013 accueille l'artiste Mustapha Akrim pour une résidence au sein du Cube, une parenthèse créative de recherche et reflexion artistiques.

"Mon travail est une question sur le concept et sa relation avec les jeunes et le marché du travail ainsi que les fléaux sociaux qui sont associés avec le chômage et les moyens possible, que le droit change chaque société.
Parmi les objectifs que j'essaie de toucher est de développer l'expression artistique et le concept de l'art dans la société et son environnent privé."




Mustapha Akrim est né en 1981 à Salé, au Maroc, il est diplômé en 2008 de l'Institut National des Beaux Arts de Tétouan, au Maroc.
L'artiste vit et travaille à Salé.


mustaphaakrim.blogspot.com/
 

Une présentation du travail est prévue début septembre 2013.

A suivre...

summer's lab 2013: Mustapha Akrim
 

Binatna/Zwischen uns - un projet en cours / part 2 Rabat

Carolle Benitah, Käthe Hager von Strobele, Jamila Lamrani, Edith Payer, Leila Sadel, Nicole Schatt

22.06. - 07.07.2013

Au Souk el Khemisse, Salé, juin 2013
Au Souk el Khemisse, Salé, juin 2013
Au Souk el Khemisse, Salé, juin 2013
Au Souk el Khemisse, Salé, juin 2013
Käthe Hager von Strobele au travail dans une maison marocaine, juin 2013
Käthe Hager von Strobele au travail dans une maison marocaine, juin 2013
Thé à la menthe au Salon Marocain..., juin 2013
Thé à la menthe au Salon Marocain..., juin 2013
...et Thé à la menthe au Souk, juin 2013
...et Thé à la menthe au Souk, juin 2013
Patterns and traces, juin 2013
Patterns and traces, juin 2013
Boucherouite, juin 2013
Boucherouite, juin 2013

Le projet "Binatna / Zwischen uns" a trouvé sa suite fin juin début juillet au Maroc. Pendant deux semaines, les artistes autrichiennes Käthe Hager von Strobele, Edith Payer et Nicole Schatt se sont inspirées par le pays en se mettant à la recherche des traces, traces du passé, des vestiges de notre existence, des fragments qui dessinent notre identité.

A suivre...

L'ouverture de la première exposition aura lieu le 21 octobre 2013 au Cube - independent art room (jusqu'au 7 novembre).

Marrakech: Galerie 127, vernissage 28 novembre (jusqu'au 14 décembre)
Fès: Institut Français de Fès, vernissage en janvier 2014
Casablanca: lieu et dates à confirmer

Vienne: Palais Porcia, vernissage en printemps 2014

 

IF mag

Collectif Brigade A4

01.06. - 31.12.2013


IF mag - un autre magazine d'art disponible au Cube

Crée par l’association culturelle Brigade A4 à Toulouse, IF mag est une revue gratuite, graphique et semestrielle, diffusée en France, Suisse, Belgique et depuis été 2013 au Maroc à travers le Cube.

« C’est une revue Intensément Frivole, où les thématiques sont décalées /Le Gras, Le Poil, La Sieste…/, les chroniques variées / Mode, Art contemporain, Design, Multimédias, Musique…/ et les points de distribution diffus / lieux de vie étudiante, commerces, centres d’arts, galeries…/. »
(Brigade A4)

brigadea4.tumblr.com/

 

 

Binatna/Zwischen uns - un projet en cours / part 1 Vienna

Carolle Benitah, Käthe Hager von Strobele, Jamila Lamrani, Edith Payer, Leila Sadel, Nicole Schatt

18.05. - 26.04.2013

Première étape du projet "Binatna/Zwischen uns", Vienne, mai 2013
Première étape du projet "Binatna/Zwischen uns", Vienne, mai 2013
Impressions, Vienne, mai 2013
Impressions, Vienne, mai 2013
diner végétariens des artistes, Vienne, mai 2013
diner végétariens des artistes, Vienne, mai 2013
Friedhof der Namenlosen (cimetière des sans noms), Vienne, mai 2013
Friedhof der Namenlosen (cimetière des sans noms), Vienne, mai 2013
Friedhof der Namenlosen (cimetière des sans noms), Vienne, mai 2013
Friedhof der Namenlosen (cimetière des sans noms), Vienne, mai 2013
A la recherche, Vienne, mai 2013
A la recherche, Vienne, mai 2013
A la recherche, Vienne, mai 2013
A la recherche, Vienne, mai 2013
A Kritzendorf, hors Vienne, mai 2013
A Kritzendorf, hors Vienne, mai 2013
L'atelier de l'artiste Fritz Ruprechter, mai 2013
L'atelier de l'artiste Fritz Ruprechter, mai 2013
Chez l'artiste Fritz Ruprechter, mai 2013
Chez l'artiste Fritz Ruprechter, mai 2013
Traces du passé, Vienne, mai 2013
Traces du passé, Vienne, mai 2013
Au Naschmarkt, Vienne, mai 2013
Au Naschmarkt, Vienne, mai 2013


L'acte artistique n'est pas seulement déterminé par les préoccupations de l'artiste, il prend racine au travers des lieux où il est conçu. C’est la démarche d’un projet, initié et soutenu par Le Cube et l’Ambassade d’Autriche, projet auquel sont invitées trois artistes autrichiennes, Edith Payer, Käthe Hager von Strobele et Nicole Schatt, et trois artistes marocaines, Carolle Benitah, Jamila Lamrani et Leila Sadel. Les artistes sont invitées à réaliser un échange artistique. Les expériences vécues pendant les résidences dans les deux pays aboutiront à une exposition itinérante. La première rencontre aura lieu fin mai à Vienne.

 

Eau: Flux/ Situations

artiste en résidence Jeannette Betancourt

15.05. - 04.07.2013

Mur d'eau, extrait de vidéo, 2013
Mur d'eau, extrait de vidéo, 2013
Jeannette Betancourt, installation "Sudden downpour", 2013
Jeannette Betancourt, installation "Sudden downpour", 2013
Sudden Downpour, installation, 2013
Sudden Downpour, installation, 2013
L’Affaire de la Pureté, installation avec petits objets, 2013
L’Affaire de la Pureté, installation avec petits objets, 2013
Rabat/Salé, récipients en acrylique avec différents types d’eau, 2013
Rabat/Salé, récipients en acrylique avec différents types d’eau, 2013
Rabat/Salé, détail, 2013
Rabat/Salé, détail, 2013
Fragmentation, trois tableaux en acrylique gravés, 2013
Fragmentation, trois tableaux en acrylique gravés, 2013
Où a-t-il été oublié la Lyubov Orlova ?, intervention in situ de papier coupé sur tissu blanc, 2013
Où a-t-il été oublié la Lyubov Orlova ?, intervention in situ de papier coupé sur tissu blanc, 2013
La Berceuse, cinq récipients en acrylique avec objets trouvés, 2013
La Berceuse, cinq récipients en acrylique avec objets trouvés, 2013


Article sur le blog du Diptyk par Syham Weigant: www.diptykblog.com/blog/2013/07/01/derniers-jours-jeannette-betancourt-au-cube/

Diptyk blog: diptykblog.com/blog/2013/05/15/ce-soir-au-cube-jeannette-betancourt/


vernissage, mercredi 15 mai 2013 à partir de 18.30h en présence de l'artiste.

Une exposition d'installation, sculpture, video, mixed media.

"L'eau m'intéresse pour de multiples perspectives allant de sa signification à ses implications de domaine.

Cet élément rarement calme, préfère se déplacer d'un endroit à un autre, en changeant son état, entrant et sortant. Rien incarne le mieux la capacité de mobilité et de transmutation que l'eau.
Elle est tout à fait semblable à la condition contemporaine - elle ne reste pas longtemps sur une idée ou un concept, ni fonctionne extensivement d'une certaine manière ou d'une autre, changement est son emblème et c'est là que réside sa force.



Mon approche au sujet de l'eau ne cherche pas à apporter des résolutions, mais plutôt à trouver des questions qui nous amènent à une meilleure compréhension de notre relation actuelle avec elle.
"
(Jeannette Betancourt)

Une avant première de l'installation inédite "Downpour" au Cube (sons par Eduardo Roel de la vidéo "Mur d'eau" de Jeannette Betancourt):
vimeo.com/66022898

 

Bénéficiaire du Système National des Créateurs du Programme d’Art (2013 - 2015 période) du Fonds National pour la Culture et les Arts / Mexique.

 

video night #5

Touda Bouanani

07.05. - 07.05.2013

Touda Bouanani, Fictions, 1997
Touda Bouanani, Fictions, 1997
 


Reportage sur soirée avec Touda Bouanani:
diptykblog.com/blog/2013/05/09/exclusif-fiction-de-touda-bouanani/

Mardi, 7 mai 2013 à 19.30h


Touda Bouanani a toujours vécu dans le milieu du cinéma, entourée de son père, Ahmed Bouanani, cinéaste et chef monteur, et de sa mère Naima, costumière travaillant également dans la production.
Diplômée de l’Ecole des Beaux-Arts de Bordeaux en 1993, elle réalise des courts métrages vidéo depuis le début de sa carrière artistique.

Pour la 5ème édition de la video night au Cube, Touda Bouanani présentera une séléction de ses vidéos et parlera de son travail.

 

Une soirée avec...

artist in residency Murat Germen

18.04. - 25.04.2013

Murat Germen, "En train de", 2013
Murat Germen, "En train de", 2013
Murat Germen, "En train de", 2013
Murat Germen, "En train de", 2013
Murat Germen, "En train de", 2013
Murat Germen, "En train de", 2013


Article sur le projet de Murat Germen sur Babelmed, par Kenza Sefrioui:
babelmed.net/arte-e-spettacolo/139-turkey/13341-au-dela-du-cliche.html

Jeudi 18 avril à 19.30h



En résidence au Cube durant le mois d’avril, l’artiste turc Murat Germen prépare un projet de documentation sur des espaces et initiatives d’art indépendants au Maroc.
Un premier volet de cet état des lieux composé de photos, portraits et interviews sera présenté comme « work in progress » pendant la soirée au Cube.



A découvrir également, un accrochage d’une série inédite de photographies réalisées durant son séjour au Maroc et intitulée « En train de… » .



La présentation est en langue anglaise.

 

video night #4

Mohamed Laouli

28.03. - 28.03.2013

Mohamed Laouli, Golf project, vidéo, 2012
Mohamed Laouli, Golf project, vidéo, 2012


Jeudi, 28 mars à 19.30h


La 4ème édition de la "video night" au Cube est dédiée à l’œuvre de Mohamed Laouli qui montrera une sélection de ses vidéos. L’artiste parlera de son travail, ses recherches et ses expériences. L’artist’s talk sera animé par Kaouthar Oudrhiri, journaliste d’art.

Le travail de Mohamed Laouli pose les prémisses d’une lecture endogène et verticale  de ce qui l’entoure, il explore des phénomènes  qui traversent, estropient ou marquent la société, sa société. Bien qu’il y ait une part d’engagement dans sa réflexion, le propos de Mohamed Laouli est non discursif. Il ne s’improvise pas prescripteur, donneur de leçon ou homme politique. Il déploie simplement son regard, son ressentiment à des instants saisis au détour d’un quartier, d’une bâtisse ou d’une friche vague.
(Kaouthar Oudrhiri)

Né en 1972 à Rabat où il vit et travaille, Mohammed Laouli a suivi des études de philosophie. Deux expositions individuelles lui ont été consacrées  à la Villa des Arts de Rabat en 2011 et à l’Institut Français de Kenitra en 2010.
Il a participé à plusieurs expositions collectives : En 2013 "morrocan mix" au Albert&Victoria Musem à Londre, "Travail Mode d’Emploi" à la Centrale Electric for Contemporary Art à Bruxelles, "Between Walls" à Rabat, le projet "Plpac" à l’Institut Français de Rabat en 2012, "The Off" à la Foire Internationale du Livre à Bruxelles en 2008. En 2007 "In water we trust" pour le projet "Le bocal agite" d’Abdellah Haouar en partenariat avec le Goethe Institute et le Centre Culturel Français, au projet "art, ecology, technology" avec l’appartement22  à l’Ecole Supérieur d’Art Visuel de Marrakech. Il a été invité par plusieurs centres d’art, dont le Studio "Pakava it" à Moscou (2005), Printemps des Arts Visuels à Rabat (2009) ou encore la Cité Internationale des Arts de Paris (2011).
 

 

Le conte des contes

Eva Spierenburg dans le cadre du projet "new generation of art"

19.03. - 09.04.2013

 
Le conte des contes, 2013
Le conte des contes, 2013
 
 
 
 
 
 


Article sur l'exposition sur le Blog de Diptyk, par Syham Weigant:
www.diptykblog.com/blog/2013/03/21/psychanalyse-des-contes-de-fees/

video sur le Blog de Diptyk:
diptykblog.com/blog/2013/03/21/exclusif-le-conte-des-contes-deva-spierenburg/

Article sur l'exposition sur illionweb, par Yasmine Belmahi:
www.illionweb.com/culture-le-choix-dilli-raconte-moi-un-conte/

vernissage, mardi 19 mars 2013 à partir de 18.30h en présence de l'artiste.

Dans le cadre du projet "new generation of art", Le Cube invite la jeune artiste néerlandaise Eva Spierenburg à réaliser un projet artistique pendant une résidence à Rabat.
Le projet est soutenu par l'Ambassade du Royaume des Pays-Bas à Rabat.

Eva Spierenburg, née en 1987, diplômée de l'Académie des Beaux-Arts de Utrecht en 2009,
examine le rôle de l’identité et de la conscience de soi de l'homme contemporain dans un monde compliqué, qui change constamment. L’homme qui lutte avec  lui-même, qui joue son rôle dans le théâtre de la réalité, l'homme qui ne veut pas ou ne peut pas accepter la réalité. Ses personnages  trouvent leur forme dans des scènes mythiques, dans lesquelles la jeune artiste néerlandaise mélange l’histoire de sa famille et de ses rêves avec des histoires existantes et du symbolisme. Les histoires existantes varient des mythes de différentes cultures à des documents de Sartre et de Jung.

L’emploi des matériaux joue un rôle important dans l'œuvre de Spierenburg. En dehors de la peinture, elle utilise entre autres le goudron, l'agglutinant, les punaises et le paraffine dans ses peintures. Pour le choix du matériel, des caractéristiques comme la couleur, l'odeur et le symbolique sont importants. Ainsi, les individus dans 'comme si je fais que je suis normal'  nagent dans une baignoire du paraffine caillé, et le troisième œil du mouton dans la peinture 'veut veut bien' est emprunté à un ours en peluche.

"Pendant ma résidence à Rabat, je vais m'occuper de examiner les ressemblances des quelques contes de fée. Il y a des contes Berbères, qui ressemblent beaucoup au conte de fée européen de 'Hänsel und Gretel'. Je suis fascinée par tels motifs pareils qui on peut trouver dans des contes du monde entier. Ils disent quelque chose sur l’être humain.

Le psychologue Carl Jung a aussi des théories intéressantes concernant les motifs pareils dans des contes. À son avis, il y a un inconscient collectif qui contient des 'archétypes' ou symboles primitifs, qui sont consacrés aux questions de la survie de l'existence humaine. On trouve ces archétypes dans des contes de fées, des rêves et des mythes.

L'exposition montrera le résultat de mon étude évocatrice au sujet des contes de fées mentionnés,  combiné avec les théories de Jung et mes expériences à Rabat.
"
(Eva Spierenburg)

 

Supermarket Independent Art Fair Stockholm

15.02. - 17.02.2013

 
Montage du stand à Supermarket independent art fair Stockholm
Montage du stand à Supermarket independent art fair Stockholm
Le stand du Cube est pret
Le stand du Cube est pret
vue du stand: Jamila Lamrani "Bird cage", Leila Sadel "Ouvrage", Käthe Hager von Strobele "leftover"
vue du stand: Jamila Lamrani "Bird cage", Leila Sadel "Ouvrage", Käthe Hager von Strobele "leftover"
vue du stand: Jamila Lamrani "Bird cage", Edith Payer "Sloanes agony"
vue du stand: Jamila Lamrani "Bird cage", Edith Payer "Sloanes agony"
La collection d'objets d'Edith Payer
La collection d'objets d'Edith Payer
vernissage le 14 février 2013
vernissage le 14 février 2013

Le Cube - independent art room participe à la Supermarket Independent Art Fair à Stockholm du 15 au 17 février 2013.

Plus d'information: www.supermarketartfair.com/

 

Multiples 2003-2013

Imad Mansour

07.02. - 28.02.2013

 

vernissage, jeudi 7 février 2013 à partir de 18.30h en présence de l'artiste.

Une exposition d'installations vidéo et intervention in situ.

"Il y a dix ans, j’arrivais à Rabat. J’ai replié mes ailes et je les ai posées soigneusement dans une valise.
J’ai sorti mes palettes et mes pinceaux: mon aventure au Maroc a alors commencé.
Le temps est passé, et les pinceaux se sont transformés en caméra, les palettes se sont métamorphosées en formes multiples et variées.
Ainsi est né le désir de cette exposition, fruit d'une expérience de dix ans au Maroc, et de l’aboutissement d’une réflexion.
Cette exposition est un moment intime de sensations, de conceptions, de liens.
Le Cube fait partie de mes traversées personnelles et collectives. Il est donc  logique de partager avec vous mon univers, ici et maintenant.
"

Imad Mansour 2013

 

curator's zone: Traduction-Tradition-Trahison

Maria Iñigo Clavo et Anna Raimondo (artistes et commissaires indépendantes)

09.01. - 29.01.2013

"Traduction Tradition Trahison", vue de l'espace
"Traduction Tradition Trahison", vue de l'espace
Loreto B., Soenarretidem, dessin, 2002
Loreto B., Soenarretidem, dessin, 2002
Younes Baba-Ali  Shalom Aleïkoum, intervention in-situ, bombe aérosol, 2013
Younes Baba-Ali Shalom Aleïkoum, intervention in-situ, bombe aérosol, 2013
Iván Argote, Rotation, vidéo, 2008
Iván Argote, Rotation, vidéo, 2008
Giancarlo Norese et Cesare Pietroiusti, Tenkalaut. Sept dialogues entre Giancarlo Norese et Cesare Pietroiusti), livre, 2005
Giancarlo Norese et Cesare Pietroiusti, Tenkalaut. Sept dialogues entre Giancarlo Norese et Cesare Pietroiusti), livre, 2005
Mohamed Arejdal, CONNEXIO-MAP, installation in-situ, 2011—2013
Mohamed Arejdal, CONNEXIO-MAP, installation in-situ, 2011—2013
Celia & Yunior, Donde cayó el hombre que voló desde su apartamento (Où est tombé l’homme qui s’est envolé de son appartement), installation, 2010
Celia & Yunior, Donde cayó el hombre que voló desde su apartamento (Où est tombé l’homme qui s’est envolé de son appartement), installation, 2010
Alessandro Bosetti, 636, pièce sonore produite par RTBF, 2010
Alessandro Bosetti, 636, pièce sonore produite par RTBF, 2010
Lais Myrrha, Compensação dos erros (Compensation des erreurs), vidéo, 2007
Lais Myrrha, Compensação dos erros (Compensation des erreurs), vidéo, 2007
Fabiano Marques, Displaced Chronos (Chronos déplacé), vidéo, 2012
Fabiano Marques, Displaced Chronos (Chronos déplacé), vidéo, 2012
Laura F. Gibellini, ”Note 6. Bigmountain”, intervention dans l'espace, 2011
Laura F. Gibellini, ”Note 6. Bigmountain”, intervention dans l'espace, 2011

"LONG TUESDAY": Le mardi 29 janvieri les portes du Cube resteront ouvertes jusqu'à 20h!

reportage sur l'expo sur 2M Mag, lundi 21 janvier 2013 (à 33min50):
www.dailymotion.com/video/xwxye6_2m-mag-lundi-21-janvier_tv

Vernissage, le mercredi, 9 janvier 2013 à partir de 18.30h au Cube - independent art room.

Performance de Giancarlo Norese, le jeudi 10 Janvier 2013 à 18h, à l’Istituto Italiano di Cultura de Rabat, inspirée du livre “TENKALAUT. Seven dialogues between Giancarlo Norese and Cesare Pietroiusti”. 



Le Cube - independent art room lance la première édition du « curators zone » avec le projet international « Traduction – Tradition – Trahison » des commissaires d’exposition indépendantes Maria Iñigo Clavo et Anna Raimondo. Il s'agit d'une première étape d'un travail en évolution permanente qui se montre sous différents formats et phases. 



Avec : Mohamed Arejdal (Maroc), Iván Argote (Colombie), Loreto B. (Espagne), Younes Baba-Ali (Maroc), Alessandro Bosetti (Italie), Celia & Yunior  (Cuba), Laura F. Gibellini (Espagne), Fabiano Marques (Brésil), Lais Myrrha (Brésil), Giancarlo Norese (Italie), Cesare Pietroiusti (Italie)

Le projet a été réalisé avec le soutien de l’Istituto Italiano di Cultura et AECID (Agencia Española de Cooperación Internacional para el Desarrollo)/Ambassade d’Espagne à Rabat.


cover image: Younes Baba-Ali
Shalom Aleïkoum, 2013

(dessin préparatoire)
intervention in-situ, bombe aérosol

TRADUCTION - TRADITION - TRAHISON

Trahir la tradition à travers la traduction, voici la cacophonie: on pourrait dire qu’il s’agit d’une interprétation qui expose une limite, un délit, une interruption dans la transmission répétitive des coutumes et des connaissances, problématisant nos certitudes.
Les artistes de cette exposition occupent l’intersection créée par le croisement de ces trois mots et ils sont invités à trahir les unités de mesure qui ordonnent et hiérarchisent notre monde: les cartographies, le temps, l’espace, le langage, l’histoire et aussi l’histoire de l’art.

Nous sommes alors face à l’incertitude que ces hybridations culturelles font surgir, l’indétermination. Nous nous trouvons face à ce que Roland Barthes considérait comme «en dehors de la phrase» ou comme une «écriture à haute voix», qui eut lieu lorsque le philosophe se trouvait au marché de Tanger, autour de 1968, et qu’il réalisa que son expérience du moment était incalculable à cause du langage.

     “L’écriture à haute voix cherche les incidents pulsionnels, c’est le langage tapissé de peau, un
       texte où l’on puisse entendre le grain du gosier, (…) toute une stéréophonie de la chaire pro-
       fonde: l’articulation du corps, de la langue, non celle du sens, du langage. (Barthes, 1973, p.
       89)

Le langage apparaît alors comme quelque chose de limité et limitant.  L’emploi inapproprié des mots devient alors la conditio sine qua non pour un dialogue de la trahison.
Une proposition est d’inventer un bilinguisme qui croise la salutation arabe avec celle juive en ”Shalom Aleikoum”, en surmontant les murs de positions antagonistes, comme suggère Younes Baba Ali. Si dans ce travail on se retrouve dans un geste, le tag, où l’écriture ne perd pas son 
bagage culturel et sémantique, mais devient aussi un matériel visuel; dans la proposition de Giancarlo Norese et Cesare Pietroiusti, ”Tenkalaut. Seven dialogues between Giancarlo Norese and Cesare Pietroiusti”, l’écriture reste une fidèle retranscription, mais cette fois-ci d’un langage inventé. Un langage inventé, pour suivre la spontanéité et la complexité de la pensée.

Cette exposition présente des espaces intermédiaires entre une génération d’artistes du Sud, provenant de différentes disciplines: d’un coté le Cuba, le Brésil et la Colombie; de l’autre coté le Maroc, connecté à l’Espagne et à l’Italie par la Méditerranée. La Méditerranée devient alors un espace métaphorique d’échange, protagoniste d’un dialogue sud-sud, afin de problématiser le discours dominant qui voit depuis le XVIIIème siècle l’Europe du Nord-Ouest comme unique possesseur de la modernité. C’est pour cela qu’un retour sur les cartes géographiques tracées devient très important.

Loreto Alonso identifie une nouvelle unité géographique pour interpréter  différemment les histoires partagées des Suds et leurs constructions culturelles. Elle invente le continent ”Soenarretidem”, qui fonctionne comme une mer Méditerranée inversée.
Avec ”Connexio-Map”, Mohamed Arejdal construit des vases communicants entre différents Suds dans un module de bricolage économique qui griffonne le Nord. Iván Argote interfère  avec la vidéo ”Rotation” dans la culture populaire pour montrer une planète qui se rechauffe, accompagnée de poulets rôtis.

L’autre visage de ces grandes représentations géographiques sont leurs propres unités de mesure: l’intervention micro-poétique de Laura F. Gibellini transforme, avec ”Note 6. Bigmountain”, le système de mesure topographique en lignes délicates de dessin et les distribue discrètement dans l’espace comme des petites montagnes, qui tiennent dans la paume d’une main.
Lais Myrrha, de son coté, représente dans sa vidéo ”Compensação dos erros” (Compensation des erreurs) le temps d’un chronomètre à travers une ligne, en laissant une trace à chaque seconde. Fabiano Marques avec sa vidéo ”Displaced Chronos” (Chronos déplacé) utilise des images de la NASA pour déplacer l’orbite d’une planète vers ses anneaux: Saturne, associée par la mythologie grecque à Chronos, dieu du temps. Alessandro Bossetti propose une traduction radiophonique de sa relation avec le temps et les chiffres avec la pièce sonore ”636”.

Pour finir, Celia & Yunior se demandent où est tombé ”El hombre que voló al espacio desde su 
apartamento” (L’homme qui s’est envolé de son appartement), citant le titre d’une oeuvre 
paradigmatique d’Ilya Kabakov (1981-1988), dans laquelle un individu essaie de s’échapper du 
régime communiste en sautant vers l’espace. Les artistes cubains, en réponse, créent un dialogue – à plusieurs couches – entre l’histoire tropicale révolutionnaire de l’ile et le front soviétique, qui passe par la Guerre Froide. Celia & Yunior interprètent d’une façon cynique l’arrivée sur la lune comme une forme de colonisation, et traduisent ce moment historique dans un jeu d’ordinateurs.

”Tradition Traduction Trahison” se veut un espace d’exposition et de recherche itinérante. À chaque étape les commissaires d’exposition vont faciliter les échanges – physiques et virtuels – entre les artistes, en construisant un archive sonore – résultat d’interviews et de dialogues – consultable sur la webradio Saout Radio (www.saout-radio.com).

Maria Iñigo Clavo et Anna Raimondo
Décembre 2012

Roland Barthes «Le plaisir du texte», ed. Seuil, 1973

Traduction-Tradition-Trahison
 
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