Dans le cadre de l’édition 2025 du Festival Proyector, Elisabeth Piskernik propose une sélection de vidéos signées par Alina d’Alva Duchrow (Brésil), Mi Jung Shin (Corée du Sud), Yasmine El Meleegy (Égypte) et Maria Hanl (Autriche).
Intitulée displaced realities, cette proposition curatoriale prend pour point de départ Dove of Peace de Maria Hanl, une œuvre qui met en lumière l’absurdité et la manipulation des récits officiels. Les artistes réunis explorent les façons dont le langage et la narration peuvent être détournés, brouillant la mémoire collective et altérant notre perception du réel. Ils interrogent la manière dont les forces dominantes – politiques, culturelles ou économiques – façonnent et imposent les récits qui structurent l’histoire commune.
En confrontant récits institutionnels et perspectives individuelles, ils révèlent comment un récit sélectif peut occulter, réécrire ou fragmenter des vérités, influençant durablement nos représentations de l’histoire et de l’identité.
Or, les réalités, même reléguées dans l’ombre, ne disparaissent jamais complètement. Il suffit de gratter la surface, de rouvrir les archives ou de réveiller les souvenirs enfouis pour voir réapparaître des récits oubliés, porteurs d’une autre vérité.
Par la diversité géographique et culturelle des œuvres présentées, cette sélection souligne l’enjeu universel de la réécriture des récits. Chaque film vient questionner l’authenticité des réalités perçues, tout en révélant la fragilité des vérités établies.
Ce projet est soutenu par le Forum culturel autrichien de Madrid.
image: Maria Hanl, Dove of Peace, video still, 2024
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displaced realities



