Le centre est souvent considéré comme un lieu imaginaire de stabilité : raisonnable, démocratique, civilisé. Pourtant, ce centre se révèle sans cesse fragile. Les systèmes totalitaires ne naissent pas uniquement aux marges d’une société, mais émergent à travers des déplacements au sein du quotidien – là où la peur, la simplification et le besoin d’ordre commencent à évincer l’ambivalence.
On pourrait dire que le totalitarisme se nourrit là où les êtres humains cessent de supporter l’ambivalence.
Dans l’exposition La Fragilité du Centre (Die Brüchigkeit der Mitte), curatée par Elisabeth Piskernik et en collaboration avec Le Cube, Maria Hanl présente des œuvres qui explorent sa perception personnelle des mutations sociales ainsi que les conditions émotionnelles qui favorisent l’émergence de systèmes autoritaires.
Son langage artistique demeure discret, délicat et poétique. Car peut-être que la résistance aujourd’hui ne réside pas uniquement dans les grands gestes politiques, mais aussi dans notre capacité à continuer de percevoir le monde et les êtres humains comme sensibles et tangibles.
Studio Maria Hanl
Posthorngasse 8/4
1030 Vienne
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La Fragilité du Centre



